le blog de SOiZiC PERRAULT

Vice-présidente du conseil départemental du Morbihan, conseillère départementale du canton de Pontivy - Baud ~ conseillère municipale et communautaire ~ Professeure d'économie & gestion commerciale

AMNISTIE DES DÉLITS ET SANCTIONS COMMIS À L’OCCASION D’ACTIVITÉS SYNDICALES OU REVENDICATIVES : UNE LOI IMMORALE ET DANGEREUSE

Le Sénat a adopté mercredi 27 février une proposition de loi communiste d'amnistie des délits 

et sanctions pour des faits, passibles de 5 ans d’emprisonnement, commis lors de 

mouvements sociaux. Le texte a été voté par 174 voix contre 172.

 

Les groupes PS, communiste, écologiste et la plupart des sénateurs radicaux de gauche ont 

voté pour, tandis que l’UMP et les centristes ont voté contre. 

 

1°) La liberté syndicale et le droit de grève sont des principes à valeur constitutionnelle, 

que nous défendons avec force. Mais l’exercice de la liberté syndicale ou du droit de grève 

ne peuvent aller contre l’ordre républicain et le respect de la loi.  


C’est pourtant la dangereuse confusion faite par la majorité sénatoriale socialiste, 

communiste et écologiste, avec  son ahurissante loi «  d’amnistie des délits commis à 

l'occasion d'activités syndicales et revendicatives ».  

2°) On retrouve dans cette loi toutes les dérives de l’exercice du pouvoir de François 

Hollande. 

 

La dérive de la diversion, qui vise à traiter de sujets polémiques pour masquer les 

difficultés sur le plan économique. Alors que la situation économique est 

catastrophique, notamment sur le front de l’emploi, la majorité parlementaire ne trouve 

pas d’autre urgence que de voter une loi d’amnistie pour les syndicalistes, qui est à des 

lieues des priorités des Français. 

 

La dérive laxiste. Alors que la délinquance est repartie à la hausse depuis l’élection de 

François Hollande, et que se multiplient les agressions à l’encontre des forces de l’ordre, 

la gauche ne trouve rien de mieux que de voter une loi qui amnistie les syndicalistes qui 

ont commis des délits dans le cadre d’un conflit social.  Et on ne parle pas ici d’amnistier 

de petits délits, mais des faits passibles de cinq ans d’emprisonnement ! On pense par 

exemple à des séquestrations de dirigeants d’entreprise, des dégradations de locaux 

publics ou privés, des violences physiques… 

 

Ce nouveau signal de laxisme est moralement inacceptable :  rien, même un conflit 

social, ne légitime la violence ou le non-respect de la loi. Non, Madame Taubira, ce 

n’est pas « faire œuvre de justice » que de donner un blanc-seing à ceux qui préfèrent

casser, bloquer, menacer plutôt que de dialoguer.  


Le risque de cette loi est évidemment de donner une prime aux jusqu’au-boutistes les 

plus extrémistes dans le cadre d’un conflit ou d’un mouvement social. Ce n’est pas 

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Soizic Perrault

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